Hello world !

Aujourd'hui j'ai pensé qu'il serais intéressant de voir quelques informations sur la culture, afin de paraitre plus naturel lorsque l'on parle aux japonais. Alors c'est parti !

Interpeller quelqu'un

Il y a une chose qui est peu mise en pratique par les apprenant en japonais, et pourtant fondamentalement importante lorsque l'on s'adresse à un japonais : Le "tu", "toi" est quasi-inexistant dans les conversations.

La manière la plus courante de dire "tu" est あなた anata. MAIS c'est également comme ça que les femmes japonaises s'adressent à leur mari, même si la prononciation diffère très légèrement. C'est un équivalent du "chéri".

En fait, comme vous le savez certainement, tout ce qui est trop direct est généralement mal vu. Du coup, on évitera d'utiliser あなたanata ou 君kimi, par exemple, pour s'adresser à quelqu'un.

Du coup, comment faire ?

C'est tout bête en fait, même si ça va vous paraître un peu bizarre au début, mais il suffit d'appeler la personne par son prénom.

Imaginons une jeune fille appelée Minako, on rajoute san pour la politesse (suffixe qui signifie monsieur/madame)

みなこさんは元気ですかMinako san wa genki desu ka ? "Minako vas bien ? "
En s'adressant à Minako.

Ou encore juste

お元気ですかogenki desu ka ? Littéralement "Va bien?" tout en regardant la personne à qui la question s'adresse. Comme notre "ça va ?" en français.

Bon, il s'agit de simples exemples, qui ne s'adaptent pas forcément à toute les situation, car souvent on utlisera même le nom de famille de la personne plutot que son prénom, mais c'est assez passe partout comme ça.

 

Écourter ses phrases

Voici un autre point qui est très important dans l'apprentissage du japonais, mais qui donne du fil à retordre aux traducteurs et aux débutants : il s'agit de la non-reprise, ou de l'omission de certaines parties d'une phrase lors d'une conversation ou dans des textes.

C'est en fait simple à comprendre :

Le verbe se plaçant à la fin dans la langue japonaise, il est nécessaire d'avoir une construction fluide et surtout courte, afin d'éviter de perdre son interlocuteur dans un torrent d'informations. Du coup on évitera de reprendre certains éléments que l'on jugera compris par notre interlocuteur, des éléments qui sont clairs pour tous les deux.

Voici un premier exemple en français :

- Hier je suis allé à Kyoto.

- Ah oui ? Tu y es allé ?

Le "y" utilisé en français, qui permet de reprendre un élément utilisé au préalable (ici Kyoto). Eh bien en japonais il n'y aura juste rien.

- 昨日、京都に行きました。kinô, kyôto ni ikimashita.

- そうですか?行きましたか。sô desu ka ? ikimashita ka ?

 

Prenons un deuxième exemple, histoire d'être sûr :

- お名前は何ですか。onamae ha nan desu ka ? : Quel est votre nom ?

-  山田太郎です。yamada tarô desu. : Yamada Tarô. (et non pas "mon nom est yamada tarô")

Cet exemple est doublement utile parce qu'il reprend aussi le premier point de ce billet : on n'utilise pas "anata" pour poser la question. Le contexte montre clairement à qui la question est posée.

Aizuchi

Maintenant, parlons d'un point vraiment déstabilisant lorsque l'on a pas l'habitude d'y faire face : les Aizuchi.

En France,on trouvera impoli le fait d'interrompre quelqu'un qui parle, il est fréquent de s'arrêter de parler en regardant de travers quelqu'un qui vient de nous couper.... Et bien c'est tout le contraire au Japon.

Ici, on ne va pas vous couper à tout va non plus, mais ils répeteront souvent tout un tas d'expressions et d'interjections tout en hochant la tête afin de montrer qu'ils suivent.

En voici quelques uns : うんun oui (familier);  なるほどnaruhodo tout à fait je comprends ;  ええ?ee ? ah oui ? ;  そうですか?sô desu ka c'est vrai ? ; そうかsôka je vois ; etc... Il ne faut pas s'arreter dans ces moments mais continuer de parler. Et si vous restez silencieux lorsque un japonais parle, il risque de s'arreter et de vous demander si vous suivez, ou pire, de mal le prendre mais le garder pour lui...

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Regarder dans les yeux
Une autre grande différence culturelle avec le Japon, et qui ressort lors des conversations, c'est le regard.

En France on regarde généralement la personne dans les yeux lorsqu'on lui parle. Pas forcément dans le blanc des yeux pendant toute la durée de la conversation, mais un minimum quand même !

Et bien en fait, c'est déplacé au Japon, ou en tout cas, les Japonais n'y sont pas habitués, et ne soutiendront pas votre regard. Il vaut donc mieux fixer un point légèrement à côté d'eux et à revenir sur leur visage à des moments importants, comme lorsque vous leur posez une question ou quand la parole passe de l'un à l'autre.

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je reviendrais surement avec un article sur comment avoir une langue japonaise plus naturelle,

En attendant j'espère que tout cela vous sera utile dans tous les cas !